
Yan WARCHOLINSKI





Biographie
Il existe deux sortes de lieux pour fabriquer du savoir : Là où on sait qu’il en manque, c’est-à-dire l’ignorance, et là où on pense qu’il n’y a rien à apprendre, c’est-à-dire l’évidence. Voilà ce qui distingue science et philosophie. La science accroît le savoir en explorant ce qu’on ne sait pas. La philosophie questionne ce qu’on sait déjà. D’où l’étonnement (et occasionnellement l’agacement). Le territoire de la philosophie est donc l’évidence, ce qui va de soi. Or, s’il est des formes, des identités qui vont sans dire, c’est le masculin et le féminin. Et ce qui débute le questionnement, ce sont les violences récurrentes entre ces deux identités.
Voilà pourquoi mes recherches en philosophie se sont engagées vers les violences sexistes et sexuelles : En 2004, je suis parti à l’université Laval au Québec, effectuer un DU en études féministes qui m’ont permis de penser les identités masculin / féminin, et leurs relations. Réflexion spécifiée en 2006 avec un master en philosophie à Paris 1, qui questionne la désaggravation du viol, c’est-à-dire pourquoi la gravité du viol s’évapore lorsque les victimes témoignent.
En 2009 mes recherches de thèse à Paris 8 (non soutenue) visent à expliciter la gravité du viol, ce qui implique de rendre visible l’organe vital qui est atteint (la frontière corporelle), pour que la gravité du viol cesse de s’évaporer.
Ces recherches de thèse prendront forme dans un premier livre édité en 2012 : Dix séances psychiatriques à propos de la gravité du viol.
Ensuite, de 2012 à 2022, j’enseigne la philosophie et le français, sans perdre de vue l’objectif initial. Ce qui a mené à la rédaction d’un second livre en 2016 : Manifeste de la gravité du viol. J’ai également suivi une formation en 2019 auprès de la Scope « l’Orage » pour devenir conférencier gesticulant (conférence à mi-chemin avec le théâtre). En 2021, l’école grenobloise de management (GEM) me contacte pour réaliser une vidéo TedX (vidéo en lien ci-dessous).
En 2022 je me lance comme auto-entrepreneur afin de présenter ma conférence gesticulée et animer des ateliers philosophiques (inspirés de mes expériences en tant qu’enseignant et animateur associatif : Le Nid en 2003, cours de théâtre au collège, animation de cafés philo)
Cette expérience de conférencier gesticulant mène à l’édition d’un 3e livre en 2023 : L’homme qui voulait arrêter les violences sexuelles (combinaison de réflexions philosophiques et d’anecdotes).
Actuellement, avec l’association Hello les Femmes, je participe à un projet de création d’espaces de paroles par et pour les jeunes : « La frontière corporelle, vous connaissez ? ». Je rédige également une pièce de théâtre (Le mystère du sexe selon Adam et Eve) afin d’incarner ce travail philosophique de vingt ans.
Quel que soit le support, le but demeure inchangé : Enrayer les violences sexistes et sexuelles, ce qui nécessite trois ingrédients :
1- Expliciter le narratif à la source du sexisme.
2- Rendre visible la frontière corporelle afin de modifier le regard masculin sur le corps des femmes.
3- Impliquer les hommes, sans accuser, car il s’agit de notre responsabilité, et que nous avons tout à y gagner : Se détendre avec nos pressions virilistes internes, protéger nos proches, améliorer sa vie de couple.
spécialités
Corps, frontière corporelle, besoin psychique ; Gravité, contrainte, consentement ; Sexualité, identités sexuelles, relations hommes-femmes ; Pressions virilistes internes
publications
- Comprendre sa frontière corporelle, combattre les violences sexistes | Yan Warcholinski | TEDxGEM
- "Manifeste de la gravité du viol" de Yan Warcholinski
- L’homme qui voulait arrêter les violences sexuelles- L’énigme de la gravité du viol de Yan Warcholinski
références clients
Réseau VIF de Montceau-les-Mines
Régie de quartier Montceau-les-Mines
Lycée Jérémy de la Rue, Charlieu
Association Collège de droit, Lyon 3
CROUS de Lyon
Université de Mons, Belgique
Université de droit, Lyon 3